Depuis 5 heures du matin, une petite pluie fine tombe sur le circuit sarthois. Les mécaniciens et ingénieurs commencent à ressentir la fatigue d’une nuit blanche.

« Les quatre dernières heures sont toujours les plus terribles car on n’en voit plus la fin », explique un des techniciens. « L’adrénaline de la course revient seulement deux heures avant l’agitation du drapeau à damiers. Quand la voiture fonctionne sans encombre du début à la fin, c’est une satisfaction d’un travail en amont bien préparé et abouti, mais physiquement nous avons tendance à relâcher notre attention. 24 heures sans dormir n’est pas habituel et le corps humain à ses faiblesses aussi. »

Tout est prévu pour rester en forme jusqu’au bout : sucre rapide, sucre lent, caféine, boissons énergisantes… Les pilotes ne sont pas les seuls à être mis à contribution. Demandez au cuisinier des teams combien de repas ils préparent en 36 heures. En fait, les seuls qui se reposent pendant ces 24 heures sont les pilotes puisqu’ils ont des lits à disposition derrière les stands. Sachant qu’ils sont 3 par voiture, qu’ils doublent ou triplent leur temps de conduite la nuit et qu’un relais dure en moyenne 1 heure… Calculez…